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Samedi 16 avril 2005
 

LES OURS

L'ours blanc ou ours polaire
(Thalarctos maritimus)

  • Taille : de 2,10 à 3,50 m
  • Hauteur au garrot : 145 à 160 cm
  • Poids : de 98 à plus de 750 kg
  • Poids à la naissance : 600 à 700 g
  • Accouplements : avril à juin
  • Nourriture : phoques, carcasses, oiseaux, oeufs, lichen, mousse et baies.
  • Spécificités : son physique est adapté au froid : fourrure épaisse, couche de graisse protectrice, petites oreilles rondes, long museau. Il est également idéal pour la vie aquatique : fourrure imperméable, pattes partiellement palmées.
  • Lieu de vie : sur les côtes arctiques ou sur la banquise, de la baie d'Hubson (Canada) au Kamchatka (Sibérie extrême orientale) ainsi qu'au Groenland
  • Estimation du nombre d'individus restant : 22.000 à 27.000, dont 15.000 au Canada
  • Espérance de vie : 35 ans

Les ours polaires vivent dans un monde d'eau et de glace et pourtant, ils ne peuvent pas boire. L'eau salée n'est pas appropriée pour la boisson et ils ne peuvent manger ni la glace, ni la neige. Ils trouvent l'eau nécessaire à leur besoins dans la nourriture. Ils survivent surtout en mangeant de la peau de phoque et de la viande de renard ou d'oiseaux.

Ours polaire © FANIMAUX.COM Ours polaire © FANIMAUX.COM

Une menace silencieuse plane pourtant sur ces habitants du Svalbard, archipel Norvégien de l'océan arctique, à l'Est du Groenland, et dont l'île la plus vaste est le Splitzberg. En effet, les polluants du monde industriel parviennent jusqu'à l'arctique, à cause des courants aériens et marins. Après un trajet de plus de 100 km, cette pollution passe du plancton végétal au krill (plancton des mers froides formé de petits crustacés transparents) puis à la morue arctique. Les matières toxiques comme les PCB finissent par se concentrer dans les tissus graisseux des animaux, de plus en plus haut dans la chaîne alimentaire. Le phoque annelé est alors contaminé et pourrait bien un jour disparaître à cause de cette contamination. Cela pose alors deux problèmes pour l'ours, puisqu'il se nourrit de phoque probablement malade. N'y a-t-il pas un risque que l'ours soit atteint ? Comment survivra l'ours polaire si les phoques disparaissent, puisqu'ils sont sa principale source de nourriture ?

Ours polaire © FANIMAUX.COM Ours polaire © FANIMAUX.COM

On trouve les ours blancs sur une partie du globe très froide, sur la glace flottante de l'océan arctique. Nomades, ils ont tendance à suivre les migrations de leur proie favorite : le phoque. Quand l'eau gèle, les ours voyagent hors des rivages pour pécher. L'été, ils peuvent vivre sur un morceau de glace à la dérive sur lequel les phoques sont très nombreux. Contrairement aux légendes populaires, les ours polaires n'hibernent pas au sens traditionnel : la plupart des mâles chassent tout au long de l'hiver à la recherche de leur viande préférée, le phoque. Pendant cette même période, les femelles enceintes se protègent du vent et du froid dans leurs tanières, avec leurs oursons.

Ours polaire © FANIMAUX.COM Ours polaire © FANIMAUX.COM

Les ours polaires sont d'excellents nageurs, ils peuvent aisément parcourir 50 miles sans repos. Avec d'énormes pattes avant légèrement palmées qu'ils utilisent comme des rames, ils peuvent atteindre une vitesse maximale de 6 miles par heure. Les pattes arrières qui sont plus petites sont utilisées pour se diriger. On peut lire parfois que quand l'ours polaire chasse à l'affût, il dissimule sont museau noir sous sa patte avant, afin d'attaquer les phoques par surprise. Cette information est fausse, comme le dément le magazine "Terre Sauvage" d'octobre 1989. En fait, quand le blizzard se lève, l'ours se met dos au vent et cache son nez avec ses pattes pour éviter toute perte de chaleur. C'est probablement ce qui a fait croire, à tort, que les ours cachent leur museau quand ils chassent !

Ours polaire © FANIMAUX.COM Ours polaire © FANIMAUX.COM

Les ours polaires s'accouplent en avril et les petits naissent entre novembre et janvier. A partir de six mois, les oursons polaires essaient de chasser comme leur mère. Ils ont une période de maturité d'environ deux ans et restent avec leur mère jusqu'à ce qu'ils soient capables de s'accoupler. Quand ce jour arrive, la femelle éloigne ses oursons qui sont alors des chasseurs qualifiés, pesant une centaine de kilos.

Ours polaire © FANIMAUX.COM Ourson polaire © FANIMAUX.COM

Contrairement à ses cousins de nord Amérique, l'ours polaire a un physique spécialement adapté à la vie dans le cercle Arctique : il a un long museau et de petites oreilles rondes qui résistent au froid. L'ours polaire adulte peut peser jusqu'à 600 kilos et peut atteindre une taille de 3,50 mètres. En dépit de son apparence "gentille", l'ours blanc peut être très dangereux.

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L'ours brun d'Europe
(ursus arctos arctos)

  • Taille : 1,70 à 2,50 mètres
  • Hauteur moyenne au garot : 90 à 110 cm
  • Poids à la naissance : 300 à 500 grammes
  • Hauteur moyenne debout : 3 mètres
  • Poids à l'âge d'un an : 15 kg
  • Poids de l'adulte : 120 à 280 Kg selon le sexe et les régions, avec des individus plus lourds (jusqu'à 700 Kg) dans certaines régions comme la Sibérie (Ours du Kamtchatka) par exemple.
  • Couleur : brun, beige ou noir
  • Sens : les sens les plus développés de l'Ours brun, sont l'ouïe et surtout l'odorat.
  • Alimentation : fruits, miel, insectes, végétaux et viande. Bien qu'omnivore, l'ours est un opportuniste : il se nourrit de ce qui est le plus abondant dans la région où il vit.
  • Durée de vie : 25 à 30 ans.

On estime à 250 000 le nombre d'ours bruns vivant à travers le monde, plus précisément entre le 30e et le 70e degré de latitude Nord.

Les 36 à 38 dents du plantigrade adulte sont adaptées à son régime omnivore. Avec ses canines, véritables crocs, il déchire la viande. Ses incisives lui servent à brouter l'herbe, sectionner tiges et racines ou racler les troncs de résineux. Ses griffes lui permettent de peigner les rameaux de myrtilles. Les végétaux constituent environ 80% de l'alimentation de l'ours brun, qu'il consomme sous la forme d'herbes, de fruits secs, des graminées et des baies. C'est un opportuniste qui recherche toujours les aliments disponibles les plus riches en calories et les plus faciles à obtenir. Au printemps, au sortir de l'hivernation, et parfois à l'automne, lorsque la saison ne lui a pas permis d'accumuler assez de protéines et de graisses pour passer l'hiver, l'Ours brun apprécie la nourriture carnée, à condition qu'elle ne soit pas trop difficile à attraper...

Ours brun mécontant - Philippe Schaerer La dentition d'ours brun - Fanimaux.com ours_1.jpg ours_25.jpg ours_27.jpg ours_33.jpg ours_4.jpg ours_16.jpg

Selon leur situation géographique, le poids de l'ourse varie de 80 kg à 200 kg et celui des ours de 120 kg à plus de 500 kg. Les plus gros spécimens vivent dans les régions du globe où le saumon abonde. Les ours bruns ont une bosse au niveau du cou qui est leur principale réserve de graisse. Il existe dans le monde de nombreuses sous-espèces d'ours bruns.

Ours brun - Fanimaux.com Ours brun et coucher de soleil - Fanimaux.com

A la sortie de l'hivernation, au printemps, l'ours doit se nourrir. Il ne songe à la procréation qu'entre les mois de mai et juillet... L'ourse est sexuellement mâture dès l'âge de trois ans. L'Ours brun est un solitaire. Mâles et femelles ne se côtoient qu'au moment du rut, pendant deux à quatre semaines, parfois plus. Quand la population d'ours est suffisante, l'ourse peut avoir plusieurs partenaires, ce qui permet un brassage génétique.

Les petits naissent dans la tanière, entre le 15 janvier et la troisième semaine de février, pendant la période d'hivernage. Il y a un à trois oursons par portée qui sont nourris par les trois paires de mamelles pectorales et abdominales de la mère, toujours sur ses gardes. Les oursons passent leurs trois premiers mois d'existence avec leur mère dans la tanière et en sortent vers le mois d'avril. Rares sont les jeunes qui arrivent à l'âge adulte car la mortalité juvénile est très élevée, malgré la vigilance des mères. Il y a une forte mortalité chez les oursons qui sont victimes de malnutrition et de certains mâles adultes. Un mâle ne tue les oursons que s'il a décidé de séduire leur mère, et comme elle refuse l'accouplement tant qu'elle est suitée, l'ours se débarrasse des oursons-gêneurs, afin de persuader la femelle de lui accorder ses faveurs...

Empreintes d'ours - Lyonel Chalant

Jadis, l'ours était un animal très répandu. C'était bien avant que l'on mette sa fourrure à prix. Par la suite, il est devenu bête de cirque avec son anneau dans les narines et sa chaîne autour du cou. Le seul prédateur de l'ours adulte, c'est l'Homme.

Deux oursons - Fanimaux.com

Cas particulier de l'ours dans les Pyrénées

En France, on ne trouve plus d'ours, à part dans les Pyrénées où il vit entre 1 500 m et 1 700 m d'altitude, à proximité des lisières supérieures de la hêtraie sapinière. Il se régale de l'aubier des arbres, notamment celui des conifères, lacérant l'écorce à coups de griffes et de crocs. Il racle de ses puissantes incisives le bois secondaire et le liber, parties de l'arbre riches en sucres, acides aminés et protéines. De temps en temps, il s'offre une charogne ou un mouton provoquant ainsi la colère des bergers.

Présent dans toutes les forêts françaises au XII ème siècle, l'ours a été chassé vers les reliefs par la conquête du territoire par les hommes et les premières déforestations. Vers 1850, on pouvait encore trouver des ours bruns dans le Jura, le Vercors, les Alpes et sur toute la chaîne Pyrénéenne.

Ours brun - Christophe CORET

Déforestation, chasse, empoisonnements et dérangements ont aujourd'hui eu raison de tous les ours de notre pays, exceptés 6 individus. Devant ce déplorable constat, des associations comme le FIEP et ARTUS ont mis en place un programme de réintroduction qui a été effectif en 1996, et qui a permis de renforcer les populations locales.

3 ours ont été réintroduits à ce jour : Ziva, Melba et Pyros, tous trois provenant de Slovénie. Melba a été tuée par un chasseur en septembre 1997.

Comme tous les ans, les ours ont eu le droit en 2002 aux gros titres de certains journaux locaux et rarement en leur faveur. Pourtant, les derniers rapports sur la présence d'ours dans les Pyrénées sont à leur avantage ! Le bilan des indemnisations des dégâts causés par cet animal en 2002 a révélé que les ours « semblent s'être calmés en terme d'agressions sur les troupeaux. Au total, 48 dossiers ont été instruits. Seulement 30 d'entre eux ont été acceptés. 29 pour les Pyrénées-Atlantiques (dont un gros dossier en vallée d'Ossau) et 1 en Hautes-Pyrénées. Le total de bêtes à indemniser a été de 11 bovins (10 vaches et 1 veau), 39 ovins et 1 caprin pour un montant global d'indemnisation de 28.081,48 €. Comparativement, en 2001, 37 dossiers avaient été acceptés et ce ne sont pas moins de 218 ovins qui avaient été victimes du prédateur. »

Nous attendons avec impatience le bilan 2003 qui sera des plus passionnants, car si la chute des agressions se confirme, la polémique autour de la présence du prédateur sur le massif risque de changer réellement de physionomie.

Rappelons que sans de nouvelles réintroductions, la population Pyrénéenne n'est pas viable, à moyen terme...

Un ours brun - C. CORET - Cyber Nature Une patte d'ours brun - C. CORET - Cyber Nature

Aujourd'hui, la population Ursine des Pyrénées semble se situer aux alentours de 15 individus, en prenant en compte les naissances constatées sur le versant espagnol en 2000 et 2002. La répartition est divisée en trois zones distinctes dont seule la plus occidentale comporte encore des individus de souche locale. La première zone est située à cheval entre les Pyrénées Atlantiques et les Hautes Pyrénées du coté français, Navarre et Aragon en Espagne. Une seule femelle y a été observée (Cannelle) et ce noyau a été rejoint par un individu issu de la réintroduction (Néré) venu du Val d'Aran. La deuxième zone est située à cheval entre les départements de la Haute Garonne, des Hautes Pyrénées et de l'Ariège du coté français, composée d'environ 7 individus (dont deux femelles), tous issus de la réintroduction. La troisième zone est située à cheval entre les départements de l'Aube des Pyrénées Orientales et de la haute Ariège, composée de deux individus : Boutxy et Kouki. L'intégration des ours réintroduits est telle qu'il n'est plus possible de différencier les différentes souches, les locaux ayant croisé la route des slovènes. L'adaptation semble parfaite (n'en déplaise à certains).

Au vu de ces résultats, on peut se demander très justement pourquoi l'ours est encore en danger dans nos montagnes... les moyens de protection des troupeaux ont fait leurs preuves, même s'ils restent améliorables, et la prédation est en baisse. Cela vient peut-être en parti du manque d'informations, des croyances anciennes... mais également de la désinformation réalisée par certains journalistes avides de premières pages et de politiques prêts à tout pour être sous les projecteurs. Faire accepter l'ours par les bergers et la population est une priorité.

Le bilan de ces réintroductions est positif, puisque les ours se sont parfaitement adaptés à leur nouvel environnement et qu'ils se reproduisent. La population ursine en France a été presque multipliée par trois depuis les premières réintroductions. Cependant, les craintes de monde pastoral et de certains élus locaux empêchent à ce jour de poursuivre le renforcement de ces populations d'ours, et ce malgré l'attachement des Français à cet animal.

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Le grizzli
(Ursus arctos horribilis)

Le grizzli est une sous-espèce d'ours brun vivant aujourd'hui dans le nord-ouest de l'Amérique du Nord. Les premiers grizzlis ont été aperçus en 1691 dans le centre-ouest du Manitoba. Ce n'est que 270 ans plus tard qu'ils ont été étudiés au Canada et aux États-Unis dans le but d'en savoir un peu plus sur le comportement de cet ours mystérieux.

La variation de taille entre tous les ours bruns dépend de leur localisation géographique, et plus particulièrement de la facilité à trouver de la nourriture. Le grizzli est, après le Kodiak et l'ours blanc, le plus gros carnivores terrestres en Amérique du Nord. Le grizzli a un pelage blanc-crème à noir selon les individus, avec un museau et des épaules plus clairs que le reste du corps, qui est plutôt sombre. Les pattes sont encore plus foncée. Le grizzli possède une bosse entre les épaules qui est formée par les muscles de ses pattes antérieures et les griffes qu'il possède sur ses pattes avant son impressionnantes. Le grizzli est également caractérisé par sa face un peu bombée. Le grizzli mâle pèse en moyenne entre 350 et 500 kg et les femelles pas plus de la moitié. Leur volumineuse fourrure leur donne l'aspect d'être plus gros qu'ils ne le sont réellement. Pourtant, certains grizzlis peuvent atteindre 750 kg !

Le grizzly, même s'il est considéré comme un carnivore, est omnivore. En effet, son régime alimentaire est composé à 80 % de végétaux. L'ours étant un opportuniste, il ne rechignera pas une charogne ou du saumon pendant la période d'abondance, ou même des nouveaux-nés de wapiti, d'orignal, de cerf et de caribou. Il mange également des insectes et des larves. Cependant, il consomme beaucoup plus de végétaux, dont les baies qui lui serviront à faire des réserves de graisse pour l'hiver. On peut donner pour exemple les airelles canneberges, les bleuets... Sur un site canadien sur le grizzli, on apprend même que cet ours se nourrit, à la sortie de sa tanière, de racines Hedysarum, riches en protéines, en hydrates de carbone et en minéraux. Il trouve ces premières plantes dans les couloirs d'avalanche et s'en nourrit en avril et mai, mais également en automne, quand les baies sont moins abondantes.

Brown Bear Cubs Wrestling While Sow Looks On - Cyber N@ture - Droits réservés

Le grizzli, solitaire comme la majorité des ours, a besoin d'un vaste territoire pour vivre. Malheureusement, l'expansion des hommes les contraint à limiter cette aire de déplacement. La superficie de ce territoire varie de 200 à 600 km2 pour les femelles et de 900 à 1800 km2 pour les mâles. Les ours peuvent se contenter d'un petit espace si la nourriture y abonde. Les mâles peuvent parcourir de nombreux kilomètres à la recherche d'une femelle lors de la période de reproduction. Les ourses et leurs petits évitent de se trouver dans le domaine des mâles, compte tenu du danger qu'encourent les jeunes lors de ces rencontres.

En liberté, un grizzli peut vivre jusqu'à 25 ans. Ils n'hibernent pas : on parle de repos hivernal pendant les périodes où les conditions climatiques sont difficiles. Certains individus restent actifs tout l'hiver mais la majorité prend retraite dans une tanière. En général, les mâles la regagne fin novembre, voire début décembre alors que les femelles y sont installées à la mi-novembre. Les mâles en sortent en mars et les femelles attendent avril ou mai que leurs petits soient assez grands. Les grizzlis ne se reproduisent que tous les 3 ou 4 ans et les femelles ne mettent à bas qu'entre 5-7 ans et 20 ans ! Le taux de reproduction est donc faible. Les oursons naissent souvent par 2 dans la tanière hivernale, en janvier ou février. Ils pèsent alors 400 g et atteindront 45 kg à la fin de leur première année. Ils resteront avec leur mère jusqu'au mois de juin de leur troisième année.

Anecdote : Un pêcheur à la ligne, dans le parc national Katmai en Alaska, mit un saumon frais dans sa veste, pensant que les ours du parc ne le verraient pas. Mais ils l'ont senti. Plus tard, il du abandonner sa veste et le poisson à un grizzli affamé. La majorité des bêtises comme celle-ci finissent sans incident, mais pas toujours : il y a plusieurs morts chaque année dans les parcs nationaux américains... toujours provoquées par un mauvais comportement de l'homme...

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L'ours kodiak
(Ursus arctos middendorffi)

L'Ours Kodiak (Ursus arctos middendorffi) est le plus grand Carnivore terrestre. C'est une variété d'Ours brun habitant l'Alaska. Il tire son nom de l'île Kodiak, une des îles du golfe de l'Alaska, mais on en trouve aussi sur la péninsule et sur les îles voisines, comme Afognak et Shuyak. La taille des grands mâles dépasse 3 m et leur poids peut atteindre une tonne. Comme chez tous les ours bruns, la couleur est très variable d'un individu à l'autre. Certains sont grisâtres, d'autres très foncés, d'autres d'un brun clair tirant sur le jaune. Comme l'Ours blanc, la pauvreté de la végétation dans les régions désolées où il vit le rend essentiellement carnivore. C'est un animal placide et solitaire dont la principale source d'alimentation semble être constituée par les saumons qu'il pèche dans les fleuves et les ruisseaux. Sur l'île de Kodiak, il mange beaucoup de végétaux et du saumons.

Kodiak Bear Walking in Grass - Droits réservés Kodiak Bears at Waterfall - Droits réservés

Description Physique :

Espèce : Ursus arctos middendorffi.
Durée de vie : Habituellement moins de 20 ans mais peut atteindre 30 ans.
Taille (dressé sur ses pattes) : jusqu'à 3 mètres.
Poids : jusqu'à 1 tonne.
Audition : Bonne à excellente par rapport à celle des hommes.
Vue : Capacité de distinguer la couleur et l'activité à tous les niveaux de la lumière (considérée bonne, mais non exceptionnelle).
Odorat : Très développé.
Griffes : Habituellement noires ; peuvent être blanchâtres sur des ours plus anciens ; utilisées pour creuser. Les griffes des pattes arrières sont plus courtes que les griffes des pattes avant.
Nombre Estimé sur l'île de Kodiak : 2 500 à 3 000
La stature imposante du Kodiak est à peu près celle de son lointain ancêtre Ursus spelaeus, l'Ours des cavernes des temps préhistoriques, dont on a retrouvé les ossements dans les grottes de diverses montagnes d'Europe. Il fut le contemporain des premiers Hommes, qui ne devaient guère apprécier son voisinage.

Kodiak Bear and Cub - Droits réservés Kodiak Bear carrying Fish - Droits réservés

La reproduction :

Les taux reproducteurs pour les ours sont relativement bas. Le nombre d'oursons qu'une ourse procréée pendant sa vie dépend de sa santé, de sa longévité et de l'âge auquel elle a réussi sa première multiplication : naissance de 5 ou 6 oursons, ainsi que la taille et la survie de ses portées. En raison de la dominance des ours plus anciens et plus forts, les jeunes mâles sexuellement mûrs ne se reproduisent pas.

Les fréquentations commencent peu après la sortie des ours de leurs tanières. L'ovulation de la femelle agite le mâle, implacable, et même insouciant. "il galloppe après elle, en laissant échapper un son rauque audible de loin. Ce petit jeu dure toute la journée. L'accouplement peut être bruyant au point de devenir dérangeant. Les compétitions entre les ours de même hiérarchie peuvent laisser de graves blessures.

Les ourses de toutes espèces, excepté l'ours malais, montrent une adaptation connue sous le nom de " implantation retardée ". L'ovule de la femelle, fertilisé à la multiplication, n'implante pas l'utérus jusqu'au moment le plus opportun. Dans le cas de l'ours Kodiak, l'implantation ne se produit généralement pas jusqu'à ce que la femelle soit prête, dans sa tanière, pour l'hiver. De cette manière, les ourses ont un état physique optimum pour la saison d'automne où elles doivent se nourrir, avant leur période de gestation. Les ourses qui n'ont pas l'état physique nécessaire vont interrompre leur grossesse et réabsorber l'ovule fécondé.

Un à trois oursons (de temps en temps 4 ou même 5) sont nés dans la tanière en janvier ou début février. Les oursons occuperont l'attention de leur mère pendant les 2 à 4 années à venir. Généralement, des portées sont séparées par 3 ou 4 années, mais la synchronisation des portées (aussi bien que la taille) dépend de l'âge, de la santé, de la disponibilité de nourriture, des impacts humains, et de l'activité de multiplication des mâles.


Nourriture préférée de l'ours Kodiak, selon les saisons :

PRINTEMPS :
A la sortie de sa tannière : herbes, et autres végétations.
Charognes
Algues

ETE :
Baies
Herbes alpestres
Saumons de diverses sous espèces : rouge, rose...

AUTOMNE :
Baies
Racines de lupin, d'orchidées, et d'autres végétaux
Saumons

HIVER :
En général, il est dans sa tanière et dort. Il ne mange rien en particulier.


Le cycle de vie de l'ours Kodiak, mois après mois :

JANVIER :
Les ours sont dans leurs tanières et leurs métabolismes restent dans un état ralentit.Quelques ours peuvent périodiquement quitter leurs tanières durant la saison hivernale.
FEVRIER :
Les oursons, pesant moins de 500 grammes, sont nés dans la tanière.
MARS :
Certains ours mâles commencent à sortir de leurs tanières hivernales à la recherche de leur nourriture printanière : racines, herbes...
AVRIL :
Les femelles solitaires et les subadultes commencent à sortir.
Les femelles qui ont des oursons entre 1 et 3 ans sortent également.

MAI :
Les oursons pesant entre 5 et 8 Kg sortent avec leur mère qui a perdu plus de 30 % de son poids d'avant l'hiver.
JUIN :
Les femelles se séparent de leurs oursons de 2 ou 3 ans.
C'est la période d'accouplement.

JUILLET :
Les mâles, les femelles et les subadultes se battent les territoires de pêche au saumon.
AOUT :
Les ours se nourissent de saumons (rouge, rose,...) dans beaucoup de secteurs
Les ours commencent à se nourrir de baies.
SEPTEMBRE :
Les oursons de l'année pèsent maintenant plus de 40 Kg.
OCTOBRE :
Les ours se nourrissent du saumon Coho partout dans Kodiak
De grands mâles pèsent le poids maximal de 750 Kg ; peu de femelles pèsent plus de 325 Kg.

NOVEMBRE :
Les ours commencent à rentrer dans leurs tanières.
Les ours de l'année ont gagné plus de 50 Kg dans leurs 9 premiers mois de vie.
Les femelles les plus fécondées sont déjà dans leur tanière. L'implantation de l'embryon peut alors avoir lieu.

DECEMBRE :
La majorité des ours de Kodiak sont enterrés dans leurs tanières pour l'hiver.
Si l'hiver est doux, ils peuvent quitter leurs repaires ou ne pas y aller du tout.

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L'ours noir ou baribal
(Ursus americanus)

  • Taille : 2 m
  • Hauteur au garrot : 90 cm
  • Poids : de 75 à 270 kg
  • Poids à la naissance : 150 à 200 g
  • Accouplements : mai à juin, exceptionnellement jusqu'en août
  • Nourriture : fruits, noix et divers autres végétaux. Il mange également du poisson (saumons)
  • Spécificités : le baribal a un museau long et pointu, et des oreilles plus grandes que l'ours brun. Ses pattes et ses griffes postérieures sont assez courtes. Sa fourrure est plus courte que chez les autres ours (ours malais excepté).
  • Lieu de vie : Etats-Unis et Canada
  • Estimation du nombre d'individus restant : 500.000
  • Espérance de vie : 25 ans

C'est l'ours le plus répandu en Amérique du nord. Agile et rapide, il grimpe aux arbres et nage remarquablement. Il se nourrit de végétaux, de fourmis, de poissons (saumons) qu'il pêche adroitement. Il apprécie aussi les noisettes et les feuilles tendres.

Ours noir - Christophe CORET Ours noirs - Christophe CORET

Il doit se constituer des réserves pour les longs mois d'hibernation au cours desquels il perd 20 à 40 % de son poids. Il vit protégé dans des réserves et dans les forêts d'Amérique du Nord. A la fin de l'Automne, le baribal cherche une grotte ou un abri pour y hiberner. La période de reproduction se déroule de juin à juillet, et les oursons viennent au monde à la fin de l'hiver, en janvier ou en février. Ils têtent leur mère encore endormie. A la belle saison, ils sortent de leur tanière et s'installent près d'une rivière. La mère allaite ses petits, les protège et joue avec eux. Les oursons restent avec elle jusqu'à l'âge d'un an et demi environ.

Ours noir - Christophe CORET Ours noir qui nage - Christophe CORET

Beaucoup moins agressif que le grizzli, le baribal se laisse facilement approcher. Mais ce mignon petit ourson est un animal sauvage qu'il faut laisser en paix. De plus, sa maman n'est jamais loin, toujours prête à protéger son petit.

Ours noir - Christophe CORET Ours noir - Christophe CORET

Il existe des ours noirs au pelage "blanc" : l'ours de Kermode. Ils habitent sur l'île de la Princesse-Royale en Colombie Britanique. Ils sont une quinzaine sur cent cinquante ours noirs de l'île à présenter cette couleur inhabituelle, due à une anomalie génétique. Ils se laissent aisément approcher, n'ayant jamais appris à se méfier des hommes.
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L'ours à collier
(Selenarctos thibetanus)

  • Autres noms : ours noir d'Asie, ours de lune
  • Nom scientifique : ursus thibetanus
  • Taille : 2 m
  • Poids : de 50 à 200 kg
  • Poids à la naissance : 220 g
  • Accouplements : avril à juin (vérifier). La femelle est sexuellement mature vers 3 à 4 ans. Les petits naissent entre décembre et mars.
  • Nourriture : il est essentiellement végétarien (noix, glands, fruits...) mais mange également des insectes, de petits mammifères, des oiseaux, des carcasses, des agneaux, des veaux, des poneys...
  • Spécificités : tâche blanche en forme de croissant sur le poitrail. Poils courts et lisses, sauf sur les épaules et le cou où ils sont longs, ce qui lui vaut le nom d'ours à collier.
  • Lieu de vie : partie nord de l'Asie, de l'Iran aux îles septentrionales du Japon, en passant par le Tibet, la Mandchourie, la Birmanie et le Laos.
  • Nombre d'individus : non calculable.
  • C'est une espèce menacée
  • Espérance de vie : 20 ans

Un ours à collier dans l'eau - C. CORET

L'ours noir d'Asie est nommé ours à collier à cause du croissant blanc qui orne sa poitrine. Pourtant, tous les ours d'Asie n'en possèdent pas. Il est plus petit que l'ours noir : il mesure entre 130 et 190 cm de long pour un poids adulte de 100 à 200 kg pour le mâle et 50 à 125 kg pour la femelle.

L'ours à collier est un très bon grimpeur, il vit dans les forêts des zones montagneuses. Il escalade facilement les arbres les plus élevés et s'installe dans leurs feuillages, en été. Pendant l'hiver, il dort dans un tronc creux, assis comme un chien. En été, il vit à 3000 m d'altitude alors que l'hiver, il redescend jusqu'à 1 500 m et parfois plus bas. Il lui arrive de descendre dans les endroits habités pour piller les ruches. Il se nourrit de fruits, de nids d'abeilles, d'insectes, d'invertébrés et de petits vertébrés de charognes et parfois d'animaux domestiques.

On trouve l'ours à collier en Iran, en Afghanistan, au nord du Pakistan, à l'Est de l'Himalaya, les forêts de Chine... Cet ours se disperse même dans les îles japonaises. Cependant, c'est une espèce menacée.

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L'ours à lunettes
(Tremarctos ornatus)

  • Taille : de 1,30 à 1,90 m
  • Hauteur au garrot : 75 cm
  • Poids : de 70 à 175 kg
  • Poids à la naissance : 300 à 500 g
  • Accouplements : La femelle est mature à l'âge de 4 ans. L'accouplement se déroule d'avril à juin et les petits naissent de novembre à février.
  • Nourriture : fruits, cane à sucre, et beaucoup d'autres végétaux. La viande (petits rongeurs, oiseaux, insectes...) ne représentent que 5 % de son alimentation
  • Spécificités : fourrure noire ou brun foncé assez longue. Il a des tâches jaunes ou blanches autour des yeux, de son museau, et parfois sur le front, les joues et la gorge. Chaque ours a des dessins différents mais ils restent identiques pendant toute sa vie.
  • Lieu de vie : Andes, du Chili à la Colombie et au Vénézuéla
  • Estimation du nombre d'individus restant : 2.000
  • Espérance de vie : 25 ans

C'est un ours originaire d'Amérique du Sud. C'est l'espèce d'ours la plus rare. Elle est en danger : il ne reste plus qu'environ 2000 spécimens vivant dans leur milieu naturel. Ils ont été victimes de la déforestation massive pour l'implantation de terres agricoles.

L'ourse veille sur ses petits qui ont grimpé dans l'arbre - C. CORET L'ourson joue à l'acrobate - C. CORET L'ours à lunettes est un formidable grimpeur - C. CORET

Il mesure de 140 à 190 cm de long, environ 75 cm au garrot et pèse de 100 à 175 kg pour le mâle adulte. La femelle adulte ne pèse que 70 kg. Il a un pelage foncé et est plutôt petit. Son physique est caractérisé par deux cercles de couleur crème autour de ses yeux. Ceux-ci peuvent s'étendre jusqu'à sa gorge et sa poitrine. Il grimpe facilement aux arbres, aidés par des griffes particulièrement adaptées. L'ours à lunettes habite les forêts et les steppes. Son habitat diminuant de taille, il se réfugie dans les forêts d'altitude (2 000 à 3 000 m).

De son côté, le mâle jette un regard discret aux oursons - C. CORET Un jeune ours à lunettes - C. CORET

L'ours à lunettes peut vivre plus de 25 ans. Il mange des baies, de l'herbe, de la canne à sucre, du maïs, des petits mammifères... Il peut monter jusqu'à 15 m pour y dévorer des fruits et rester plusieurs jours dans le même arbre. Il disperse des graines dans la forêt par ses excréments ce qui est très important pour le renouvellement de la flore. L'ours à lunettes vit principalement le jour et n'hiberne pas. Rappelons qu'autrefois, l'ours à lunettes était apprécié pour sa chair par les indiens.

Les ours à lunettes ont un véritable rôle écologique puisqu'ils participent à la régénération des forêts : ils dispersent les graines qui se trouvent dans la nourriture qu'ils consomment. Malheureusement, leur avenir dans la nature est sérieusement menacé. Les ours à lunettes sont chassés pour leur viande, particulièrement appréciée au Nord du Pérou mais également pour leur fourrure, leur bile et leur graisse, utilisées en médecine traditionnelle. Les fermiers persécutent l'ours car il est reconnu qu'ils s'attaquent à leur bétail et aux cultures de maïs. Des pesticides spéciaux sont utilisés pour éloigner les ours. La destruction et le fragmentation de leur habitat reste cependant la plus grande cause de disparition des ours.

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L'ours malais ou ours des cocotiers
(Helarctos malayanus)

  • Autres noms : ours chien ou ours de soleil
  • Taille : 1 m à 1,40 m
  • Hauteur au garrot : 70 cm
  • Poids : de 25 à 90 kg
  • Poids à la naissance : 250 à 400 g
  • Accouplements : La femelle peut s'accoupler dès l'âge de 3 ans. La période de rut dure entre 2 jours et une semaine, mais elle peut se produire n'importe quand dans l'année. La durée de gestation est de 95 jours.
  • Nourriture : miel et larves, termites, petits mammifères, oiseaux, jeunes pousses de palmier...
  • Spécificités : fourrure rase et luisante, de noir à brun-noir. Museau assez court et le plus souvent gris-brun. Longue langue étroite et extensible. Bon grimpeur.
  • Lieu de vie : dans les arbres des forêts tropicales dans le Nord-Est de l'Inde et le Sud de la Chine, au Bangladesh, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Viêt-Nam, en Malaisie et sur les îles de l'Indonésie
  • Estimation du nombre d'individus restant : pas de recensement fiable.
  • Espèce menacée.
  • Espérance de vie : 20 ans

Il vit dans les forêts tropicales du Sud Est asiatique. C'est le plus petit des ours. Il mesure entre 110 et 140 cm de long et 70 cm au garrot. Il pèse environ 65 kg. Sa fourrure sombre est constituée de poils courts. Son front est plissé. Son museau est de couleur orangée et cette couleur s'étend au dessus de ses arcades sourcilières. Il y a un collier blanc sur sa poitrine et il a des griffes parfaitement adaptées à l'escalade. L'ours des cocotiers vit dans les arbres des forêts tropicales humides et de basses altitudes ; en malais, cet ours est appelé "Nan basindo tenggil" ce qui signifie "lui qui aime être assis haut".

Un ours malais - C. CORET

L'ours malais se nourrit de termites, de petits mammifères, d'oiseaux, de nids d'abeilles... Il mange aussi de jeunes pousses de palmier dans les plantations et grimpe aux arbres pour y trouver des ruches (et donc du miel). Cet ours n'hiberne pas car sa nourriture est toujours disponible, même pendant l'hiver. C'est un ours en danger d'extinction du fait de la destruction de son habitat et du braconnage.

Malayan Sun Bear Resting in Tree - Droits réservés Un ours malais dans un zoo - C. CORET

On peut découvrir l'ours des cocotiers du nord-est de l'Inde au Bangladesh, au sud de la Chine, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Viêt-nam et en Malaisie. C'est un ours qui n'attaque jamais l'homme sauf la femelle si elle est surprise dans sa tanière avec ses petits. C'est un ours au tempérament gai et espiègle. Il marche avec les pieds tournés vers l'intérieur ce qui lui donne une allure pataude. Il a une activité essentiellement nocturne : dans la journée, on le trouvera assoupi sur une branche ensoleillée ce qui lui vaut le nom d'Ours de soleil. A Bornéo, les Dayaks utilisent sa peau pour fabriquer

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L'ours lippu
(Melursus ursinus)

  • Autres noms : ours paresseux, ours de miel
  • Taille : entre 1,40 et 1,90 m
  • Hauteur au garrot : 85 cm
  • Poids : de 55 à 140 kg
  • Poids à la naissance : 300 à 500 g
  • Accouplements : juin à juillet
  • Nourriture : omnivore : miel et larves (pillés dans les nids d'abeilles), oiseaux, termites, fruits, miel, charognes et racines.
  • Spécificités : poils longs et hirsutes. Long museau avec lèvres mobiles. Absence d'incisives supérieures. Griffes allongées et fortement courbées lui permettant de se percher aux branches, la tête en bas. Il a un collier blanc sur la poitrine et une queue de 17 cm.
  • Lieu de vie : Inde, Bangladesh, Népal, Sri Lanka
  • Estimation du nombre d'individus restant : moins de 10.000
  • Espérance de vie : 25 ans

C'est une fois de plus un ours menacé. On l'estime à environ 7 000 à 10 000 individus mais ce chiffre est en déclin constant. Jadis, l'ours lippu était utilisé dans les cirques et était surnommé "l'ours jongleur". En France, il est appelé "ours à longues lèvres", en Angleterre, on préfère le surnommer "ours paresseux". En réalité, Melursus ursinus signifie "ours à miel".

Il mesure entre 140 et 190 cm de long, 85 cm au garrot et pèse : entre 80 et 140 kg pour un mâle adulte, entre 55 et 95 kg pour une femelle adulte, entre 300 et 500 g pour un nouveau-né.

Un ours lippu, les 4 fers en l'air ! - S. LECOINTRE Un ours lippu endormi - S. LECOINTRE

On trouve principalement cet ours en Inde et à Ceylan mais il vit également au Bengladesh, au Bhutan et au Népal. On peut l'apercevoir en Himalaya mais jamais sur le même territoire que l'ours à collier. Il habite plus précisément dans des zones forestières et des pâturages, à basse altitude, et la déforestation continue de réduire son habitat.

L'ours lippu est caractérisé par une lèvre inférieure épaisse, longue et mobile. Il l'utilise pour attraper insectes et larves qui constituent la base de son alimentation. C'est un ours relativement petit au pelage noir, épais et en désordre. Il a lui aussi un collier blanc sur la poitrine. Il a une queue d'environ 17 cm. Les anglais l'ont appelé ours paresseux car il lui arrive de se suspendre à des branches comme le fait le singe du même nom.

Ours lippu endormi - S. LECOINTRE Ours lippu - S. LECOINTRE

L'ours lippu se nourrit essentiellement de termites et de larves et son physique s'est modifié par rapport à cette façon de manger. Ces modifications sont les suivantes : disparition de deux incisives supérieures pour aspirer, lèvres saillantes pour happer les insectes. Il complète son alimentation par des oeufs, des baies, de la cane à sucre, du maïs et des charognes. Il se nourrit surtout la nuit.

Ours lippu - S. LECOINTRE

La période de gestation s'étend de la fin du printemps au début de l'été. Les oursons naissent pendant l'hiver. Les jeunes accompagnent leur mère jusqu'à l'âge de 2 ou 3 ans et le mâle est plutôt bien toléré au sein de ce petit groupe. Il y a moins de mortalité des nouveaux-nés dû aux instincts de meurtre des mâles...

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Répartition des espèces d'ours dans le monde

Répartition des ours dans le monde - Sylvie Cavallo - Cyber Nature 2003
Cliquez sur la carte pour la voir en grand format.

par lolita publié dans : les animaux
 

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